Bonjour,

Si vous voulez tout savoir, je rigole car à l’heure actuelle, je ne sais ni quoi penser, ni  comment intituler mon article. (Si vous me lisez, c’est que j’ai fini par trouver..).

Que je vous explique: les temps changent !!! Fut un temps où, pour devenir professionnel et vendre des produits alimentaires, bien qu’il y ait toujours eu des gens qui passaient outre, il fallait un diplôme. Il y a peu figurez vous, j’ai reçu le prospectus présentant une application de « cuisine collaborative » (j’ai découvert le terme). Le principe, dans les grandes lignes et simplement: quelqu’un cuisine, il propose son plat en ligne et un client passe récupérer sa portion. Voilà Voilà…

J’ai regardé le site internet, le système est plutôt clair, bien foutu, la FAQ tout aussi… Sans savoir quoi, une chose me chiffonne et 2 mails plus tard, j’apprends que le principe s’applique surtout à la cuisine pour l’instant mais que l’étendre à la pâtisserie n’est pas exclu du tout. Du coup je me demande…

Mais qu’advient t’il de la nécessité du CAP quand on parlait de vendre des gâteaux ?
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Tendez, tendez, lecteurs: il ne s’agit pas ici de discuter du concept, moi je trouve ça plutôt pas mal et dans l’ère du temps.  Mais force est de constater qu’en 2015 (presque 16),  il est possible pour quasiment tout le monde de vendre des gâteaux et crier systématiquement au CAP c’est so Old School. Il reste toutefois des différences notables entre la cuisine et la pâtisserie en termes de règlementation bien que les produits utilisés soient les mêmes. Ce sont des lobbys différents, après tout.

En vrai, ça a toujours été le cas, il y a toujours eu plus de vendeurs de gâteaux que de détenteurs de CAP et de labos équipés. Sauf qu’aujourd’hui, c’est du 2.0, t’as même une application. On ne parle pas non plus d’avoir pignon sur rue mais quand même, voilà voilà t’as pignon sur le web…

Et l’hygiène ? Bah après tout… On en est jamais parfaitement certain (disons-le) et le site en question a prévu de couvrir cette question: les « cuisiniers » sont soumis à un test en ligne, ils signent une charte et (je crois) que leurs cuisines sont susceptibles d’être contrôlées. Le site prend une commission sur le montant des commandes. A cela tu ajoutes quelques dispositifs pour s’assurer que les commandes sont effectuées et ça roule, ma poule voilà voilà

C’est tout ce que je trouve à dire devant ce constat: voilà voilà… La question de posséder un diplôme pour vendre n’est plus vraiment d’actualité, jusqu’à une certaine échelle, je pense. Avant de vous lancer là dedans, renseignez-vous quand même car mon constat n’engage que moi.

Quelle aubaine pour les aspirants « cake designers », mine de rien !!!  C’est sûr, ça change des ventes sur un certain coin dit pas mauvais ou du stand sur le marché.

Comme tout ce qui est collaboratif, c’est bien pour les clients, et pour ceux qui veulent arrondir leurs fins de mois, moins bien pour les artisans en face qui affrontent des charges supérieures mais pourraient aussi exploiter le système, la tradition etc… Airbnb vs hotellerie, UberX vs taxi… les exemples 2.0 sont nombreux. Ce n’est pas de la vente au black: le site incite à déclarer ses revenus. Là, il s’agit de nourriture, me direz vous. Mais est-ce que c’est pire que de monter dans la voiture d’un inconnu ? A vous de voir, jeune fille en mini jupe.   Je vois venir le truc: beaucoup de vendeurs, mais finalement peu d’acheteurs. Ptet même des vendeurs qui n’achèteraient pas par ce biais car il y a une vraie question de confiance qui se pose ici. Enfin en espérant que j’ai tort, voilà voilà..

C’est du progrès.  Il n’en demeure pas moins que le consommateur devient de plus en plus responsable de ses choix et doit rester cohérent dans ses attentes. Le concept ne fait qu’exploiter un gouffre sans fond une espèce de vide législatif qui existe depuis le temps de Mathusalem, donc pas question de se fâcher tout rouge, pas taper !!! Puis après, quand on paye un gâteau moins cher, à quelqu’un dont on ne peut pas vérifier les qualifications, bien que l’on soit en droit de se plaindre à la première bouchée pas top parce qu’on a dépensé, il ne faut pas non plus espérer le best of the best. Voilà Voilà…

Cher lecteur, j’ouvre donc le débat. Qu’en penses tu ? 

Une chose est certaine: aujourd’hui, on passe le CAP par désir d’apprendre, par amour de la pâtisserie, mais certainement pas par obligation pour vendre des gâteaux.

A bientôt !

 

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