Bonjour,

Quand tu tiens un blog, tu peux parler du sujet qui te chante, ça te prend comme une envie de sucré. Je sais que parmi mes lecteurs figurent beaucoup d’accros en pâtisserie qui voudraient même en faire leur métier et c’est pourquoi, à l’aube de la période des bonnes résolutions, je trouvais intéressant d’aborder le sujet de la reconversion. Et donc, pour faire un peu le tour, je voulais vous proposer un témoignage de survivant à la reconversion professionnelle, car oui, c’est une bataille, mais dans la vie, on a rien sans rien. A cela, j’ajoute quelques petites ressources : non pas que Google fasse mal son boulot, mais mon post aurait sûrement été incomplet sans cela.

Enfin, je suis admirative et j’encourage de tout cœur ceux qui sont justement au cœur de la tempête. Courage et patience, le temps est vôtre vaillance (citation de je ne sais plus qui…). Je ne pouvais pas non plus publier sans remercier ceux qui ont contribué à l’enrichissement de mon blog à travers leurs témoignages.

Au passage, je vais publier des choses orientées vers ce sujet, et notamment comment franchir les différentes barrières qui peuvent exister, n’hésite pas à t’inscrire ci dessous pour être informé(e) et/ou à me laisser tes remarques dans un commentaire. 

L’histoire de Caroline

Caroline, 33 ans, en reconversion depuis presque deux ans. Ma formation supérieure, principalement en apprentissage, m’a permis d’appréhender des domaines assez variés tels que le commerce, la gestion ainsi que les technologies multimédia / web. J’ai été consultante pendant 6 ans puis 3 ans en interne dans un grand groupe du CAC 40. Durant toutes ces années, ma vie se résumait presque à mon job, je m’investissais énormément dans les projets qui m’étaient confiés, que ce soit par rapport au nombre d’heures effectuées au bureau ou à la quasi impossibilité de décrocher de mes mails pro, le soir, le week-end ou durant les périodes de congés. Passée en interne chez mon client, mes activités m’ont amené à partager mon temps entre la France (i.e. le cœur de l’entreprise) et l’Inde où était développé l’outil informatique.

Face à l’émergence d’une vie personnelle qui était incompatible avec ma fonction (sur un mois : un WE dans l’avion, un WE en Inde, un WE dans l’avion, un WE en France puis on recommence) et constatant également un important décalage entre ce que l’on attendait de moi et ma manière de manager mon équipe ou d’atteindre mes objectifs, j’ai commencé à me poser des questions sur ma pérennité au sein de cette entreprise.

Découvrez la suite de son histoire

A l’époque, déjà, je passais l’essentiel de mon temps libre à pâtisser et m’est revenu en mémoire un rêve de jeunesse : à l’époque où j’étais en maîtrise, le chocolatier de ma ville m’avait proposé un apprentissage car j’étais toujours fourrée dans sa boutique… N’allant pas abandonner mes études presque terminées, j’avais décliné cette proposition. Donc, en 2012, j’ai senti que le moment était venu de renouer sérieusement avec le chocolat.

J’ai donc commencé à me renseigner, à candidater, à entreprendre quelques formations à titre privé : cours de pâtisserie de la mairie de Paris, formation en cake design…

Admise pour une préparation au CAP chocolatier en formation continue, j’ai alors négocié, en juillet 2013, avec mon employeur, un congé création d’entreprise d’un an (renouvelable une fois, ce qui a été le cas), vu l’impossibilité d’être licenciée ou de bénéficier d’une rupture conventionnelle. Cela signifiait donc zéro revenu et zéro aide de l’état durant cette période.

Au final, face au si faible nombre d’adultes intéressés par le chocolat, cette session de formation a été ajournée ; j’ai alors opté pour une préparation en trois mois au CAP Pâtissier à l’EBP. J’avais donc cinq mois libres devant moi, la formation démarrant en juin 2014 et mon congé en janvier. J’en ai donc profité pour faire un maximum de stages en relation avec mon idée business : chez un pâtissier de ma région, dans une boutique de thé indépendante, etc.

A trois mois du démarrage de la formation, l’EBP m’a conseillé de présenter un dossier pour un financement. Etant donnés mes diplômes, ma jeunesse et ma situation, je ne pensais pas y être éligible. Toutefois, mon dossier a reçu un accueil positif : l’intégralité du coût de la formation a donc été payée par le FONGECIF Île-de-France. La période à l’école était vraiment top. Le stage en laboratoire réalisé dans une toute jeune mais très belle enseigne toulousaine m’a aidée à definir ce que je voulais faire ou non à titre personnel.

En septembre 2014, une fois le CAP Pâtissier en poche, j’ai commencé à travailler plus sérieusement sur mon projet avec l’aide de CréaJeunes. N’arrivant pas à trouver un job à temps partiel qui soit compatible avec l’emploi du temps de l’accompagnement à la création d’entreprise,  j’ai dû faire le dur choix de l’abandonner en cours de route pour un job à temps complet. Ainsi, à l’approche des fêtes de fin d’année, j’ai eu la chance de décrocher un job en boutique chez Pierre Hermé. J’y ai passé six mois, de novembre 2014 à avril 2015 pour développer une vision claire de la gestion d’une boutique et de la relation client.

A la même époque, j’ai rencontré celui qui allait devenir mon premier client. Je travaille depuis un an pour lui, sur une prestation de services allant de la définition de la carte des desserts de son restaurant jusqu’à la production dans son laboratoire.

En parallèle, avec une amie rencontrée lors de notre formation à l’EBP, est venue l’envie de travailler ensemble. Petit à petit, l’idée s’est imposée et les modalités se sont affinées. Après un an d’âpres recherches (nous avons arpenté Paris, quadrillant les rues convoitées, entrant dans les commerces et demandant au culot si c’était à vendre car les recherches via agents immobiliers et autres meuniers étaient purement infructueuses), de propositions avortées (on ne compte plus les fonds de commerce qui nous sont passés sous le nez) et de négociations serrées (cinq mois et demi d’allers-retours sur un fichier Word avec l’aide d’un formidable avocat), nous avons enfin signé le bail de notre future boutique en octobre dernier (bref, quel chemin long et fastidieux !). Les travaux ont démarré très vite et nous sommes encore aujourd’hui en plein chantier. Nous espérons ouvrir courant premier trimestre 2016, idéalement pour la Saint Valentin, car, déjà, des aléas indépendants de notre volonté ont retardé la date d’ouverture initiale, nous faisant rater la période des galettes des rois.

Ainsi, même si ma reconversion est dorénavant sur de bonnes voies, je ne l’estime pas pour autant terminée. Rien n’est jamais gagné, tant d’épreuves sont venues jalonner ma route que j’anticipe déjà les suivantes. Il ne faut compter que sur soi-même, être d’une détermination sans faille, savoir dépasser ses propres doutes et continuer, en toutes circonstances, d’aller de l’avant avec intuition et courage.

Personne ne vous attend ! Certains se méfieront de vous, d’autres seront franchement hostiles et quelques uns pourront même être malveillants. Si trouver un stage peut être difficile, alors décrocher un emploi relève presque de la mission impossible. Vous serez considéré comme trop vieux, trop cher et pas assez productif. Il vous faudra batailler et trouver les arguments qui feront mouche. Si vous pouvez être le créateur de votre propre job, alors ce sera d’autres barrières qui s’élèveront : l’argent, la confiance, l’avis de vos proches, les choses pour lesquelles vous n’êtes pas expérimenté…

Si j’avais un conseil à prodiguer, ce serait simplement d’être réaliste, et autant que possible, dans l’anticipation : prévoir toutes les issues possibles, les positives comme les négatives. Et toujours avoir à l’esprit que chaque choix nécessite des renoncements. Y êtes-vous prêt ? Avez-vous un CDI ? Un salaire qui tombe tous les mois ? Une certaine stabilité ? Êtes-vous prêt à laisser tomber cela ? A tout remettre en question ? A être plus que flexible ? Une reconversion bouleverse tous les aspects de votre vie : votre job bien sûr, votre vie quotidienne aussi, les relations que vous avez avec votre conjoint, vos enfants, votre famille et même vos amis. Même votre propre regard s’en trouve modifier !

La reconversion n’est pas un caprice, c’est un choix de vie, cela vous engage, c’est souvent difficile mais quand cela fonctionne, quelle joie ! Quel bonheur ! Quelle reconnaissance pour le chemin parcouru.

Retrouvez Caroline (bientôt) : Le pain des copains, 96 faubourg Saint-Martin, 75010 Paris

L’histoire de Sophie

Sophie, 40 ans, maman de 2 enfants de 6 et 8 ans – travaillant dans le domaine de la chimie. J’ai toujours été passionné par la cuisine , j’ai un blog depuis quelques années mais ces derniers temps dur dur de le mettre à jour et avec la venue de mes enfants, j’ai commencé à toucher à la pâtisserie et plus particulièrement au cake design pour leur faire de beaux gâteaux d’anniversaire. Je commençais à me lasser de mon travail, je n’étais plus épanouie, je ne pensais qu’à cuisiner, faire des gâteaux.

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J’ai fait une tentative pour donner des cours de cuisine asiatiques, j’avais créé un site internet, fait un peu de pub et le temps manquant je n’ai pas pu m’y consacrer pleinement et chercher des clients. Je ne me suis pas encore reconvertie aujourd’hui car je n’arrive pas à franchir le pas, plaquer un boulot bien payé, assise derrière mon bureau pour l’inconnu, même si c’est une passion, ce n’est pas évident, surtout avec une famille à charge. Mais je n’ai pas abandonné le projet, d’autant plus que nous avons un projet d’expatriation en cours et que je me dis qu’ailleurs ce sera plus simple qu’en France.

J’ai décidé de passer mon CAP de pâtisserie en candidat libre par défi perso et aussi parce qu’autour de moi, les gens commençaient à s’intéresser à mes gâteaux en me passant commande et que je voulais faire les choses bien car qui dit vente de gâteaux dit diplôme et labo, même si aujourd’hui malheureusement beaucoup de gâteaux dit « cake design » se vendent « sous le manteau ». J’ai donc travaillé chez moi tous les soirs pendant 6 mois, au grand bonheur de mes amis, collègues et famille. Mon entrainement a été intense, je n’avais comme seul support qu’un groupe sur facebook, des livres et des vidéos trouvées sur le net. Impossible de décrocher un stage car j’étais salariée donc pas d’aide.

Pour moi les principales difficultés c’est que parce qu’on parle de reconversion, il n’y a pas bcp d’aide, au Fongécif, le dossier n’est pas prioritaire car tu as déjà une situation par rapport à un chômeur qui veut se reconvertir donc j’ai été vite découragée. Après mon CAP, je voulais me perfectionner, travailler avec des professionnels sans pour autant lâcher mon travail, sauf qu’à 40 ans, mon profil n’intéresse pas. Ensuite avec ma préparation pour le CAP, j’ai compris que je ne voulais pas faire que du cake design mais aussi de la pâtisserie française, des entremets…. Il y a déjà tellement d’offres sur le marché qu’il faut trouver un créneau porteur et même si je pense avoir l’idée la mise en place est compliquée. Acquérir un local et faire un labo cela demande un investisssement conséquent qu’il faut être sûr de pouvoir rentabiliser rapidement et quand on a déjà un prêt immo à remoubrser, difficile de s’endetter encore plus. Si on choisit de n’avoir qu’un labo et de vendre à la commande sans magasin et sans vitrine, il faut avoir un réseau, se faire connaitre ce qui demande bcp d’investissement en temps, avec un travail et une famille ce n’est pas évident.

Je n’ai pas vraiment de conseil à donner, si ce n’est bien réfléchir , peser le pour et le contre et surtout se former auprès de professionnels ce que je n’ai pas pu faire. Et les ateliers de pâtisserie qu’on trouve à droite et à gauche ne suffise pas.

Retrouvez Sophie sur son blog: Dim Sum et Tartiflette

L’histoire de Ludivine

Je m’appelle Ludivine, j’ai 28ans, et j’ai commencé ma reconversion professionnelle en septembre 2014. J’ai pris cette décision suite à un licenciement économique. Je travaillais comme vendeuse en bijouterie depuis plus de deux ans. Et avant cela j’ai obtenu un bts management en alternance dans une bijouterie.

Fille de boulanger pâtissier, ma reconversion n’a pourtant pas été une évidence et n’est venu que tardivement et aujourd’hui je travaille dans la boulangerie pâtisserie famille.

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J’ai décidé de me reconvertir car je ne me sentais plus à ma place dans mon boulot, je souhaitais un métier plus épanouissant, un métier passion. Aujourd’hui une partie de mes objectifs sont atteints puisque j’ai obtenu mon cap mais je souhaite me former encore d’avantage en passant des concours ou des niveaux supérieurs.

J’ai suivi une formation pour adulte en 9 mois dans un CFA, avec des cours et des périodes de stages. Mes principales difficultés ont été le rythme scolaire, vraiment pas évident quand on est dans la vie active de retourner à l’école, des débuts difficiles avec des remises en questions. Mais j’ai fais preuve de persévérance et cette formation est très enrichissante.

Par contre au niveau de la formation, elle manquait de cours pratiques seulement un jour et demi par semaine. Je trouve aussi que le suivi professionnels est pas assez poussé, je pense qu’il est pas évident de trouver un emploi avec juste cette formation, à moins de créer sont entreprise.

Si je ne devais donner qu’un seul conseil : être investi en pensant toujours à son objectif !

Retrouvez Ludivine sur la page facebook: Boulangerie pâtisserie artisanale Ferrer et fille.

L’histoire de Ruth

J’ai fait des études supérieures de mathématiques et ai travaillé tant en finances, informatique et enseignement des mathématiques. Les dernières années je donnais des cours de mathématiques pour mon compte, mais j’avais tellement d’élèves que j’ai saturé. Je cherchais juste une façon de m’évader en pâtissant un peu, ce que j’ai toujours fait de façon épisodique. Ce que je faisais avait du succès et cela m’encourageait à continuer. Passionnée aussi de chimie, j’ai commencé à réaliser que la pâtisserie était souvent le résultat de réactions chimiques et cela éveillait de plus en plus ma curiosité. Du coup j’ai cherché comment m’investir plus intensément.

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J’ai découvert qu’il fallait passer un CAP. J’ai donc commencé en candidat libre mais je n’étais pas satisfaite car mes questions restaient souvent sans réponses (ex : pourquoi fait-on un crème pâtissière avec des jaunes d’œufs ou des œufs entier ?) alors j’ai cherché une formation pour adulte (mes 20 ans sont passés il y a longtemps !), très compliqué à trouver ! Finalement j’ai pu faire une formation au GRETA de Champigny-Sur-Marne où j’ai eu un professeur extraordinaire qui a su répondre à mes questions et avec qui j’ai énormément appris (c’est un passionné aussi des saveurs). J’ai aussi eu la chance de faire des stage dans des laboratoires de pâtisserie où tout était réalisé sur place d’où un excellent apprentissage. J’ai aussi travaillé le chocolat et la confiserie. Jusque là tout était parfait ! Sauf que j’avais pleinement conscience de 2 choses : en restant en France, ce serait très dur de percer uniquement en pâtisserie et si je repartais au Brésil, même si la pâtisserie française est considérée comme une des meilleures au monde, je n’aurai jamais les grands évèments si je ne mettais pas au Cake design !… Nous y voilà ! Je connais le cake design depuis ma naissance, j’ai eu mon wedding cake à mon mariage mais il y a un hic, en Amérique latine les wedding cakes sont magnifiques mais côté goût ce n’était vraiment pas bon !…Je rejetais ce type de pâtisserie et puis en y pensant bien et ayant eu la chance d’apprendre la pâtisserie française, je me suis proposée d’allier bon et beau. Afin de savoir si le cake design me plaisait, je me suis d’abord rendue à Séville, où j’ai travaillé 3 jours pleins avec Mar Jurado de Tartachic. Elle m’a initiée et fait aimer le cake design comme jamais je n’aurai imaginé. Revenue sur Paris, j’étais décidée : continuer le cake design !…Mais il me faillait une formation bien plus solide…c’est alors que j’ai découvert Briochine qui proposait des formations professionnelles sur 6 semaines. Je l’ai donc faite (Juillet Aout 2014), cela n’a pas été de tout repos mais j’ai beaucoup appris. J’ai continué à m’entrainer, je cherchais une possibilité pour ouvrir une société mais tout ce que je lisais me faisait un peu peur jusqu’au jour où j’ai connu un statut qui m’a encouragé à me lancer. Je suis actuellement en couveuse d’entreprise et ma société est en cours de création.

Un conseil pour réussir la reconversion ?  Ne pas se reconvertir par phénomène de mode (actuellement il y a un grand effet de mode pour ce qui est de la pâtisserie) et surtout être passionnée.

Retrouvez Ruth sur sa page facebook (Gatoandcake.br) et sur son blog

L’histoire de Delphine

Je m’appelle Delphine, j’ai 38 ans et je suis maman de 4 enfants que j’élève seule.
J’ai commencé à être bénévole en 2000 à la naissance de mon aîné dans une association qui donnait des cours de soutien scolaire, de la tout s’est enchainé.

J’ai alors été animatrice en centre de loisirs, je suis passée responsable de ce projet d’accompagnement scolaire et j’ai aussi bossé en école maternelle en tant qu’animateur BCD. En 2008, je suis devenue assistante maternelle, après 3 ans sans travaillé, un déménagement et la naissance de mes derniers. C’était pour moi une évidence que de continuer à travailler auprès d’enfants.

Découvrez la suite de son histoire

J’avais un blog en parallèle, je l’avais ouvert pour me perfectionner en photographie culinaire et peu à peu, j’y ai fait rentrer mon amour pour la pâtisserie.
Je parlais souvent avec les parents des enfants que je gardais de cette envie de continuer en pâtisserie.
Fin 2011, mes contrats de garde ont pris fin, je me suis renseignée pour la formation adulte en pâtisserie, je l’ai intégré à la rentrée scolaire 2012 et j’ai eu mon diplôme en 2013.
J’ai bossé par la suite en tant qu’ouvrière en boutique mais ça n’était pas ma sauce, depuis septembre je garde à nouveau des enfants et je projette de créer mon entreprise pâtissière au premier trimestre 2016 à Lyon. Qui ne tente rien, n’a rien !

J’ai décidé de me convertir parce que j’adore la pâtisserie, la beauté d’un gâteau, la réflexion et la créativité qui a été apporté à celui-ci, au delà du goût, c’est vraiment le beau qui m’attire dans ce domaine.
Il était donc évident de passer ce cap.
J’ai fait ma rentrée comme tous les lycéens de France, c’était marrant de me savoir à l’école au même moment que mes enfants. J’ai passé mon CAP pâtissier à Dardilly au lycée François Rabelais par le biais du Greta. Sur une période de 8 mois de formation, j’étais 2 jours en cours théorique et 3 jours chez mes maitres de stage.
Je n’ai pas forcément eu de grande difficulté. Mon éternelle insatisfaction ne m’a jamais quitté même quand ma prof ou mes patrons me disaient que ça allait (j’en parle d’ailleurs sur mon blog, j’y décris mes joies et mes peines).
Ma plus mauvaise surprise ma prise de poids, ça a été fatal !
Ma plus grande, je dirais l’obtention du diplôme, je n’y croyais pas du tout !

Pour finir, le seul conseil que je donnerais c’est de mettre de côté tout ce que l’on sait en matière de pâtisserie, de repartir à zéro.
Beaucoup d’adulte, trop sur d’eux passent la porte en se disant « moi, je sais ! » ou « moi, je fais comme ci ou comme ça », ça casse aussi la bonne ambiance qu’il pourrait y avoir dans le groupe. Ne jamais oublier de rester humble, nous sommes la pour apprendre et se perfectionner.
Nous ne sommes pas des professionnelles, nos enseignants, oui !
Interroger, questionner, demander le maximum d’information, s’entraîner, profiter à fond de cette formation pour se perfectionner

 

Quelques ressources: