Hello,

Nouvelle étape dans cette série d’article dédiée aux (futurs) pro, à ceux et celles qui envisagent de partager leur passion en la transmettant (ou qui le font déjà). Ok, tu partages plus ou moins la logique « apprendre à pêcher plutôt que de donner du poisson », tu n’as pas de doute que dispenser des cours est une expérience humaine en soi, tu es doué(e) en cake design, tes gâteaux sont aboutis, tout le monde autour de toi te conseille de te lancer…MAIS tu hésites.

C’est parfaitement humain, avant un grand changement, de réfléchir et je ne dis pas quil ne faut pas se poser de question et foncer tête baissée. Là où c’est plus gênant de réfléchir, c’est quand la réflexion devient une barrière. Le truc qui te fige, qui t’empêche de prendre ton envol.

Fait est mieux que parfait !

Je suis aussi passée par là avant de commencer, et avec le recul, certains des arguments que je me suis auto-opposés étaient juste ridicules et infondés. De la prise de tête quoi… Tous sauf un !!! Enfin bref, si je n’avais pas pris sur moi, je serais passé à côté de quelque chose. C’est clair.

Les barrières matérielles

Sans être exhaustive, c’est tout ce qui ressemble à des questions du type:
– Je n’ai pas les moyens de financer des ateliers: il faut du matériel
– Je n’ai pas la place
– Que sais-je lié plus ou moins directement à de l’argent.
Comment passer outre: adapter son projet d’atelier à ce que l’on a, ce que l’on peut avoir. Quitte à commencer tout petit. C’est votre projet qui s’adapte à ce que vous avez, et non pas vos moyens qui doivent s’adapter à ce que vous avez. Si vous attendez d’avoir un kit complet d’atelier par élève, ainsi que la place pour accueillir 10 élèves, de quoi faire confectionner et décorer 10 gâteaux en même temps, autant dire qu’il y a des grandes chances que vous ne commenciez jamais, à moins d’effectuer une levée de fonds assez conséquente. Revoyez vos envies de perfection à la baisse, ramenez les à la hauteur de votre budget.

Les obstacles administratifs

Ici, il s’agit de tout ce qui nécessite de votre part que vous effectuiez une démarche pour rentrer dans les clous concernant la loi, la fiscalité…
Je vais couper court tout de suite: si quelqu’un trouve le texte de loi qui dit qu’il faut un diplôme et un laboratoire aux normes HACCP (normes d’hygiène) pour donner des cours de cuisine et de pâtisserie, qu’il me l’envoie. Je serai vraiment ravie de le lire. Personne ne vous demande de lancer une formation diplômante ou de former les prochains MOF. Croyance populaire ou légende urbaine, je ne sais pas d’où ça vient. Alors oui, vide législatif ne signifie pas non plus « foire à la saucisse » , mais les arguments ne tiennent plus. Dans les textes, faire des gâteaux en cours n’équivaut pas à les vendre pour consommation (eh non !!!). Enfin bref, je ne m’attarde pas encore sur le sujet mais je vous promets que nous en reparlerons.
Comment passer outre: Oui, il est obligatoire de créer une entreprise ou une société (mais ça, c’est de plus en plus simple). Oui, certaines assurances peuvent être nécessaires, et vous n’avez pas idée de ce qu’une simple « responsabilité civile » peut couvrir. Lisez les contrats d’assurance que vous avez déjà, passez des coups de fil.
Voyez les choses autrement si vous trouvez que ces choses « administratives » sont barbantes, et pénibles: ce sont elles qui font de vous LE PATRON et qui vous permettrons d’avoir pignon sur rue. Parce que non, quand tu bosses au black, t’es pas le patron, et c’est quand même pas le même mérite 😉

Les obstacles psychologiques

C’est compliqué de traiter le sujet, parce que chacun voit midi à sa porte… Mais franchement, avec le recul et l’expérience, voici ce que je vous répondrais si vous me dites:
je n’ai pas le niveau pour enseigner: bravo, la remise en question est souvent une bonne chose, mais tu n’as pas le niveau pour enseigner quoi exactement ? Tu n’enseignes pas si tu ne sais pas, mais si tu sais bien quelque chose, même le peu, le plus basique tu peux l’enseigner à quelqu’un qui en connaitra moins que toi. Et si il n’y a rien que tu sais bien mais que tu veux quand même dispenser des cours parce que tu penses que c’est un job pour toi, alors BOUGE TOI, travaille pour l’apprendre et pratique !!!
je n’ai pas d’assurance: l’assurance ça se gagne. Ca se gagne en pratiquant, ça se gagne parce que tes élèves en général moins bons que toi te la donnent via la confiance qu’ils t’accordent. Donc là aussi, bouge: creuse toi la tête et regarde bien si ton manque d’assurance est lié aux gâteaux ou à d’autres raisons plus anciennes. Demande de l’aide pour tes premiers ateliers, par exemple, prend peu d’élèves, travaille avec des enfants…
– je ne suis pas connu(e): la notion de « célébrité » est relative. Connu(e) pour quoi ? Remplir le Stade de France ou faire un atelier de 3 élèves quand tu le veux, pour gagner un peu de sous ? Et quand bien même, avoir un réseau d’élèves, bah ça se bosse !!!

Désolée, je n’ai pas été exhaustive, mais l’idée essentielle de cet article était que quelque soit l’obstacle devant vous, afin de le surmonter, prenez le comme une contrainte à laquelle il faut réfléchir et qu’il faut gérer plutôt que comme une fin de non recevoir. Adaptez votre projet.  C’est aussi simple que cela !!!

Justement, pour connaitre toutes mes astuces pour gérer ces contraintes, je vous encourage à continuer à suivre cette série. J’expliquerai comment construire son projet en prenant en compte tout cela, et quelles solutions détaillées s’offrent à vous pour avancer.

Partager sa passion: donner des cours

Tu souhaites partager ta passion pour les gâteaux autrement et tu envisages de donner des cours ou c'est deja le cas?

Je partagerai avec toi toutes mes astuces !

A quelle adresse dois-je te faire parvenir les articles sur ce sujet ?

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