Donner des cours

Donner des cours, se lancer : combien ça coûte en euros et en temps ?

Ah ah….

Questions a 1000 balles à laquelle il est compliqué de répondre, parce que cela dépend de beaucoup de critères et, de la complexité de ce qui sera proposé comme cours… Qu’il s’agisse du temps ou de l’argent, n’importe qui avec un savoir faire peut se lancer et donner des cours en l’espace de quelques jours, mais assurément, son organisation (mais aussi le gain de temps/ l’efficacité/ la rentabilité) ne sera pas équivalente à quelqu’un qui aura pris plus de temps, de fait, la satisfaction des élèves ne sera pas ce qu’elle aurait pu être avec plus de préparation. Si il ne devait s’agir que de temps, je ne conseille donc pas de se lancer à l’arrache, sous peine que finalement tout le monde le vive mal et qu’que l’expérience soit « loupée ».

Combien est-ce que cela coûte en euros ?

La réponse ne change pas, tout dépend de la taille du projet : des cours à petite échelle ou bien la plus grande école de cake design de France et de Navarre…Il y a cependant au moins 2 certitudes, je pense :

  • Certitude 1 : tu n’es pas obligée d’engager tes fonds personnels
  • Certitude 2 : se lancer dans les cours peut (je dirais même doit) se faire sans risque financier.

Si tu es freinée par le coût de lancement, et que tu vois que « ça va te couter trop cher », c’est probablement une question de dimensionnement de ton projet. Rien ne vaudra un cas pratique .

Je prends mon exemple personnel : en l’état actuel de ce dont je dispose, si je décidais de donner des cours à 8 personnes, cela risque de me coûter de l’argent. Je dirais quelque chose comme 300 euros au bas mot, selon le cours… puisqu’il faudrait que je complète le matériel dont je dispose déjà.

Cependant, avec ce même matériel dont je dispose deja , je pourrais assurer des cours pour 4-5 personnes. Et là encore, pas tous les cours : si il devait s’agir d’un cours sur les wedding cake pour 4 personnes, où les 4 personnes feraient la cuisson  des gâteaux etc etc, il me faudrait investir en four, en moules (à supposer que ma cuisine soit assez grande, ce qui n’est pas le cas) donc là, on est loin des 300 euros.En revanche, si les gâteaux étaient déjà cuits, ça marcherait.

Un cours sur les macarons pour 4 personnes pourrait fonctionner avec un peu d’organisation : je dispose d’assez de plaques, les cuissons sont courtes donc on pourrait alterner, je ne dispose que d’un robot, mais avoir recours à plusieurs bols permet une rotation rapide, et quand bien même, 2 personnes pourraient faire la ganache pendant que 2 autres préparent les coques et on alternerait… Enfin je réfléchis en te l’écrivant, le modèle mériterait d’être testé, c’est évident. (J’en profite pour souligner l’importance de tester un cours avant de le lancer…)

Voilà, tout ça pour dire que ce n’est pas impossible, que ce sont des choses qui méritent d’être réfléchies plutôt que de tout de suite être envisagée comme des blocages.

Alors oui, peut être qu’au début, le format de ton cours ne te satisfera pas pleinement mais

  • a) à toi d’être clair sur ce que tu proposes : si les gâteaux sont préparés à l’avance et qu’il ne s’agit que de la décoration, à toi de le dire clairement, que tes élèves sachent pour quoi ils paient
  • b) la situation telle qu’elle est aujourd’hui n’est pas ce qu’elle sera demain, donc n’attends pas que tout soit parfait, sinon, ça n’arrivera pas. Bouge toi pour que demain arrivent vite
  • c) moi aussi j’ai commencé de zéro… donc si en lisant mon exemple tu t’es dis « ah ouais, elle a quand même du matos pour 4-5 personnes », n’oublie pas que j’ai commencé avec mon seul matériel, et à l’époque, on avait pas recourt à AliExpress pour avoir des choses à moindre cout.

Conclusion : donner des cours, ça coute… la taille de ton projet : pas cher si ton projet est modeste et raisonnable, très très cher si tu vois trop grand . Beaucoup  se figent ou bien font cette erreur de « dimensionnement » .

COMBIEN EST-CE QUE CELA COÛTE EN JOURS/SEMAINES/MOIS…

La question est un peu biaisée, je pense.

Déjà ne serait ce que parce qu’il y a certaines périodes pendant lesquelles il ne serait pas intéressant de proposer des cours, typiquement juillet/ aout. Donc quelqu’un qui lancerait son projet en juin,  à mon avis, serait tranquille jusqu’à fin septembre ( se préparer jusqu’à mi aout, et commencer à vendre ses cours mi aout, au retour de vacances). Disons le, la période de l’année compte un peu.

Les cours pour Noel doivent être commercialisés mi/fin novembre de préférence :  commencer à vendre un cours en groupe « spécial noël »  le 20 décembre, c’est accepter le risque que ce cours ne soit pas plein. Ensuite, tout dépend de la connaissance du domaine que l’on a, des actifs dont on dispose déjà,  ainsi que du soin que l’on apporte à la préparation du cours en amont. Préparer un cours correctement, c’est s’assurer d’être efficace à 90%, je pense.

Mise en situation : moi, encore… lol (comme ça, je ne fâche personne)

Situation 1 : C’est volontairement un peu présomptueux pour les besoins de la démo. Si je décide de proposer des cours pour faire des macarons , très sérieusement,  ça pourrait prendre 2 semaines (et encore) : je sais où trouver un labo si besoin, un mot glissé à mon audience sur les réseaux, une photo, un petit montage « venez apprendre a faire des macarons », le prix et voilà… Le cours pourrait très bien se passer. EN REVANCHE : je m’exposerais au risque que le cours ne soit pas plein , 4 personnes, soit, mais il faut quand même les trouver, surtout qu’il y a des milliards de cours sur le sujet. Puis ça fait longtemps que je n’ai pas fait de macarons : un coup de main à reprendre, une recette qui mériterait d’être à re-testée, j’hésiterais peut être sur des petites choses (ok pas grave mais quand même…), je n’ai pas une idée précise de ce qu’attendent les élèves, je ne suis pas nécessairement au fait des tendances (les macarons licorne ? ), je ferais les courses « à l’arrache » puisque pas le temps de chercher le moins cher, j’ai peu d’arguments et de visuels pour mettre en avant le cours,  je n’aurais pas le rythme du cours en tête donc il se pourrait qu’on dépasse…  et à la fin du cours, je serais incapable de dire combien le cours me rapporterait net, ni même de jouer la dessus puisque pas le temps d’optimiser.

Situation 2 : plus réaliste. J’envisage de donner des cours de macarons pour septembre/ octobre. Nous sommes en mai. J’ai le temps déjà de tester mes recettes, de me chronométrer, de trouver le rythme à donner au cours, de me renseigner sur des choses autour du macarons qui pourraient plaire (et notamment de les maîtriser), de demander à mon audience qu’est ce qu’on attend d’un cours de macarons, de squatter sur les groupes Facebook pour voir quelles sont les questions récurrentes, de faire de belles photos qui claquent, de trouver les arguments qui feront qu’on a envie de payer pour apprendre à faire ces macarons là. J’ai le temps de prévoir comment va se dérouler le cours, de mieux m’organiser (X et Y  font ça, pendant que ça, ça repose et que Z fait tel truc etc etc… ). J’ai le temps de trouver la meilleur poudre d’amande du marché et de me la faire livrer, je peux calculer combien mon cours va me couter, donc le vendre au meilleur prix et éventuellement, opter pour un chocolat moins cher mais de très bonne qualité, ajuster le nombre de macarons/ personne… Nous voilà début août (4 mois pour faire ça, c’est cool) , je peux mettre en vente mon cours en le prévoyant  pour mi/fin septembre. Plus de chances pour le remplir, un cours bien maîtrisé, qui roule quoi..

Conclusion : Dans les deux cas donc le cours est donné et ça peut aller très vite, prendre 2 semaines ou plus longtemps, mais comprenez ce n’est pas le même cours, pas la même maitrise, pas la même efficacité et pas la même sérénité.  Donc je pense que c’est à chacun de savoir où placer le curseur pour ce qu’il estime comme étant « bien faire les choses ». Pour ma part, je recommanderais à quelqu’un qui part vraiment de rien de se donner 2 à 4 mois au moins…

Remarque :  je peux comprendre que l’ordre dans lequel faire ne soit pas intuitif. C’est d’ailleurs pourquoi j’ai mis à votre disposition la checklist que vous pourrez recevoir en me laissant une adresse mail juste en dessous.

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Temps et argent, y a-t-il des incompressibles ?

Oui… et il y en a au moins 3 :

  • les démarches administratives/ légales : pour être dans les clous
  • la préparation/ l’organisation : parce que ça c’est 90% de la réussite d’un cours
  • l’image : prendre le temps d’avoir une image pro parce que tout est plus facile de cette manière. C’est tout de suite plus vendeur quand on s’établit comme une « marque », avec un logo, des couleurs de référence, de l’info bien présentée, du visuel graphique quoi… Si tu ressens déja ce besoin, je propose une formation en ligne pour les pro qui te permettra de parfaire ton image : créer ton logo, tes documents (book de tes créations, papier à entête, cartes de visites, livrets de cours… tout ce qui s’imprime quoi.. ) . Cette formation est ici 

A bientôt !

Donner des cours de patisserie/ cake design : quelques mythes

Bonjour,

Cet article pourra paraitre un peu redondant avec un autre article publié il y a quelques temps sur le blog, mais je tenais à écrire de nouveau sur le sujet parce que franchement on entend beaucoup de vérités, oui, mais aussi pas mal de … n’importe quoi = nawak .

Nawak n°1 : Donner des cours de patisserie ou de cake design, c’est cher

Ok ok, ça peut mais ce n’est pas un postulat de base. Donner des cours c’est cher quand en face on n’a pas les moyens, ou plutôt quand on voit plus gros que les moyens qu’on a. Tout simplement. Donc oui, si aujourd’hui quand tu as du matériel pour une seule personne, tu veux 6 élèves dans un labo dédié, à tous les coups, donner des cours va te paraitre cher. Revois ta position, commence avec les moyens dont tu disposes. Si tu fais déjà du cake design ou de la pâtisserie, tu as au moins ton matériel, que tu peux partager avec un élève, et ce que te rapportera ce premier cours particulier pourrait être réinvesti dans un peu de matériel et ainsi de suite. Donc stop, l’argument « c’est cher » ne fonctionne pas.

Tu n’as pas encore de partager ton matériel ? Je parie que tu as du matériel en trop, inutilisé que tu pourrais revendre pour racheter des choses plus utiles…

Nawak n°2 : Je n’aurai pas de crédibilité pour donner des cours de cake design

Tout dépend de 1) ce que tu veux enseigner 2) a qui tu veux l’enseigner. Mais par définition, si quelqu’un vient prendre un cours avec toi, c’est qu’elle te donne la légitimité pour lui enseigner non ? A toi de la garder.

Pour obtenir de la crédibilité ? Etre clair sur ce que tu proposes d’enseigner : quelle personne payerait pour apprendre un truc qu’il maîtrise déjà complètement, qu’il n’a pas envie de revoir ?  Si tel est le cas, c’est parce que le contenu du cours n’est pas clair et que cette personne n’a pas eu de quoi . Quand comprendre qu’elle sait déjà .  Quand bien même, ça n’altèrera pas ta crédibilité… mais tu auras un élève frustré, peut être.

Pour garder de la crédibilité ? Maîtriser le sujet de ton cours, être organisée et transmettre ce que tu sais. Aussi simple que ça !!!

Nawak n° 3 : Je débute, je ne peux pas faire payer cher

LOL … En cours, on paye pour ton savoir faire, pas pour ton expérience et non, les deux ne sont pas nécessairement corrélés . Il y a des gens qui débutent et on un talent de Dieu, d’autres qui font ça depuis 20 ans et s’en sortent moins bien… Donc faux faux faux et archi faux. Ton savoir faire : si ta techniques est nickel, si tu proposes un cours rare, avec beaucoup de plus value et qui est impactant alors facture le au bon prix, même si tu débutes. Après, si tu donnes un cours pour par exemple tester un concept, pour faire des mises au point, ou chronométrer,  le faire payer moins cher à du sens. Mais faire payer moins cher un cours au prétexte que tu commences n’a pas de sens

Nawak n°4 : Je n’ai pas de followers sur les réseaux sociaux donc personne ne viendra à mes cours de cake design

Franchement, je squatte sur le net, je ne suis pas à mes premières « initiatives » sur le net (3 blogs, autant de pages et d’entreprises , dans des secteurs variés) et je ne saurais trouver les mots pour t’expliquer que les followers sur les réseaux sociaux, ça ne veut plus rien dire. En 2010, ça valait peut être quelque chose, mais aujourd’hui, ça ne vaut plus rien puisque tout le monde et surtout n’importe qui peut suivre une profil sur les réseaux sociaux. Facebook est d’ailleurs en train de supprimer l’affichage du nombre de like des pages. Enfin bref, tout ça pour dire que c’est 25% de vérité et 75% de poudre aux yeux. Un jeu complètement biaisé et que sans payer (et encore…) tu ne maîtrises pas. Alors oui, il est logique que plus de monde te voit et plus tu as des chances de trouver des élèves, mais encore faut il être vu par les bonnes personnes et ça… ben c’est pas la préoccupation des réseaux sociaux. Surtout si tu n’habites pas une grande ville. Outre la publicité payante qui permet la géolocalisation, je ne pense pas qu’y passer du budget temps puisse t’assurer des cours pleins. A durée égale, passer du temps sur le terrain local fonctionne mieux.

Nawak n°5 : il ya trop de concurrence donc personne ne viendra à mes cours de pâtisserie

La concurrence, c’est loin d’être nouveau et j’encourage toujours à le prendre comme une bonne nouvelle. Ca veut dire que l’idée est intéressante. Le truc qui « dérange » face à la concurrence, c’est que tu vas être obligée de te bouger pour vendre. Bah ouais… c’est pas cadeau, ça ne va pas te tomber dans le bec. Donc un peu plus de pain sur la planche pour trouver de nouveaux arguments, de nouveaux designs, de nouvelles idées. Il faut fouiller, se creuser les méninges. Ca implique aussi que tu te formes, hein ?

Nawak bonus : il y a déjà tellement de choses sur youtube que  personne ne viendra à mes cours

Je ne vais pas épiloguer puisque j’ai prévu un article complet pour expliquer pourquoi c’est Nawak (il fallait bien ça…)  mais je vais conclure de suite : les personnes  qui préfèrent regarder des tutos sur YouTube ne font pas partie de ta clientèle, ne passe pas de temps dessus. Ne te limite pas pour cette raison.

Voilà… donc on entend de tout et de rien, et souvent, c’est injustifié. Mais à la limite, n’écoute pas ce que je dis et lance toi. Tout à fait entre nous, tu n’es pas obligée d’y mettre toutes tes minces économies et donner des cours, c’est sans risques. Le combien ça coute de se lancer fera l’objet du prochain article.

Les incriptions à ma formation en ligne «deviens pro : donne des cours de cake design » ne sont ouvertes que 2 fois par an, et la prochaine fois, c’est bientôt. Pour en être informée, laisse moi ton adresse mail en cliquant sur le bouton ci-dessous, tu recevras en parallele ma checklist « pour bien débuter ».

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